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05 août 2026

Vers une nouvelle stratégie régionale d’immigration

L’immigration est un moteur essentiel de la réussite du Sud-Est du Nouveau-Brunswick. Les nouveaux arrivants viennent y occuper des emplois, poursuivre leurs études et créer des entreprises. En plus, ils contribuent à la vitalité économique, démographique et sociale de la région.

À la lumière de cette croissance, la CSR Sud-Est élargit son mandat afin de renforcer le rôle de l’immigration comme levier de développement économique grâce au Partenariat local en matière d’immigration du Sud-Est (PLISE). La mise en place du PLISE marque le passage d’une approche de partenariat principalement axée sur les centres urbains à un modèle de coordination régionale au service de l’ensemble de la région. 

Les partenariats locaux en matière d’immigration (PLI) sont des mécanismes de concertation communautaire financés par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Ils favorisent l’intégration et la rétention des nouveaux arrivants à l’échelle locale.

De 2015 jusqu’en janvier dernier, IRCC était lié par une entente de partenariat avec la Ville de Moncton. Dans le cadre de cette entente, le Partenariat local en matière d’immigration du Grand Moncton réunissait les principaux partenaires afin d’élaborer une stratégie visant à attirer, intégrer et retenir les nouveaux arrivants dans la région du Grand Moncton.

Dans le cadre de la réforme de la gouvernance locale, les commissions de services régionaux se sont vu confier un rôle de coordination et de concertation à l’échelle régionale. Elles réunissent les organismes qui offrent des services aux personnes nouvellement arrivées afin de renforcer la collaboration, d’élaborer une vision régionale commune et d’améliorer, à long terme, la rétention des personnes immigrantes, la croissance démographique, le développement de la main-d’œuvre et l’entrepreneuriat. Cette évolution a entraîné le transfert de l’entente triennale existante entre IRCC et la Ville de Moncton vers la CSR Sud-Est, avec un mandat élargi couvrant désormais toute la région.

Du personnel de Développement économique assis à un kiosque avec des bannières derrière eux. Une avec une carte de la région et une sur leurs services.

 

Une approche régionale pour attirer et retenir les nouveaux arrivants

L’élargissement du territoire desservi a rendu nécessaire l’élaboration d’une nouvelle stratégie régionale. Depuis janvier, le PLISE, qui relève du service de développement économique de la CSR Sud-Est, travaille afin de mettre en place les fondations de cette stratégie.

La première étape a consisté à intégrer l’équipe du PLI à la CSR Sud-Est. Erika Cantu occupe désormais le poste de gestionnaire du Partenariat local en matière d’immigration du Sud-Est. Le PLISE a également accueilli Majdouline Lagrine à titre de coordonnatrice afin de soutenir Mme Cantu dans ses fonctions.

Avant la transition, l’équipe a produit un rapport final démontrant que 63 des 75 actions prévues dans la stratégie précédente avaient été réalisées. En juin, le PLISE a également mis à jour ses modalités de fonctionnement afin de refléter la nouvelle réalité régionale. La prochaine étape consiste à élaborer une nouvelle stratégie.

L’appel de propositions visant l’élaboration d’une stratégie régionale d’immigration adaptée aux réalités du territoire a pris fin le 3 juillet dernier. Un comité d’évaluation analysera les propositions reçues. L’octroi du contrat est prévu cet automne et la nouvelle stratégie devrait être achevée dans un délai de six à huit mois.

 

Élaborer la prochaine stratégie quinquennale

La nouvelle stratégie quinquennale s’appuiera sur le succès des deux stratégies précédentes du Partenariat local en matière d’immigration, lancées en 2014. Ces stratégies ont contribué à une croissance record de l’immigration dans le Grand Moncton ainsi qu’à une amélioration des taux de rétention des nouveaux arrivants.

Selon une analyse réalisée par la CSR Sud-Est, 49 % de tous les immigrants qui se sont établis au Nouveau-Brunswick de 2024 à 2025 ont choisi la région du Sud-Est. Le taux de rétention après un an est de 64 %, tandis que le taux de rétention après trois ans atteint 56 %.

Mme Cantu se réjouit de l’élaboration de cette nouvelle stratégie, qui servira de feuille de route au PLISE.

« L’objectif du PLI est d’éviter les dédoublements et de combler les lacunes, explique Mme Cantu. Où se situent les besoins à l’échelle régionale? Comment pouvons-nous y répondre? Quelles initiatives existent déjà, et sur lesquelles pouvons-nous nous appuyer pour mieux travailler ensemble? Je crois que cette stratégie nous permettra d’avoir une vision d’ensemble de l’écosystème. »

Des gens autours d'une table ayant une conversation

 

L’immigration comme moteur de développement économique

Cette approche régionale s’inscrit également dans les priorités de développement économique du gouvernement du Nouveau-Brunswick, où le développement de la main-d’œuvre, la préparation au marché du travail et la rétention des nouveaux arrivants sont reconnus comme des moteurs essentiels à la croissance économique à long terme.

Cette nouvelle orientation régionale en matière d’immigration marque une évolution importante par rapport aux travaux antérieurs du PLI. La stratégie devra répondre aux réalités des milieux urbains et ruraux, ainsi qu’aux besoins des communautés anglophones, francophones et bilingues.

Francesco Calazzo, directeur général du développement économique de la CSR Sud-Est, estime que la nouvelle stratégie devra refléter cette diversité. Elle sera particulièrement bénéfique pour les collectivités rurales qui ne disposent pas des mêmes ressources pour se consacrer aux enjeux liés à l’immigration.

« Il faut désormais une stratégie d’immigration qui réponde aux besoins de collectivités comme Cap-Acadie et Shediac, où les nouveaux arrivants peuvent notamment travailler dans le secteur de la transformation des produits de la mer. À Fundy Albert, c’est le tourisme qui prédomine, tandis que la région de Salisbury est davantage axée sur l’industrie laitière. L’expérience en matière d’immigration y est fondamentalement différente de celle des centres urbains », souligne M. Calazzo.

Il rappelle également que la CSR Sud-Est a réalisé une analyse coûts-bénéfices de la rétention des immigrants démontrant la valeur économique du maintien des nouveaux arrivants dans la région. Selon cette analyse, chaque immigrant retenu génère une valeur nette estimée à 60 000 $.

« Nous avons l’avantage de savoir qu’il ne s’agit pas seulement d’une bonne action, mais également d’un investissement économique judicieux que nous sommes heureux d’avoir intégré à notre organisation. »

Le service du développement économique de la CSR Sud-Est offre déjà des services liés à l’entrepreneuriat et au marché du travail. Il est donc tout naturel que le dossier de l’immigration s’inscrive dans cette même démarche.

« Nous voulons que l’immigration soit envisagée sous l’angle du développement économique, insiste M. Calazzo. L’immigration est l’un des leviers ayant l’impact le plus immédiat sur l’économie de notre région. Nous le savons, et les études indépendantes le confirment. »

 

Regard vers l’avenir

Le nouveau PLISE n’offrira pas directement de services d’attraction ou d’établissement. Il n’aura aucune responsabilité en matière de visas ni de réinstallation des réfugiés. Ces services continueront d’être assurés par des organismes de première ligne, notamment l’Agence multiculturelle du Grand Moncton (MAGMA), le Centre d’accueil et d’accompagnement francophone des immigrants (CAFi) et la Clinique des réfugiés du Nouveau-Brunswick.

Comme l’explique Mme Cantu, le PLISE agit avant tout comme une plateforme de concertation.

« Nous travaillons davantage en coulisses en appuyant ces organismes, en leur fournissant les outils et l’orientation stratégique dont ils ont besoin, et en veillant à ce que les lacunes soient comblées. »

Bien que les taux de rétention après un an et après trois ans continuent de progresser, M. Calazzo estime qu’il sera important que la prochaine stratégie s’intéresse également aux taux de rétention après dix ans, qui sont demeurés relativement stables. Il espère que la nouvelle stratégie intégrera une analyse de la rétention à plus long terme à l’échelle régionale.

La stratégie précédente reposait sur quatre groupes de travail: l’établissement et l’inclusion, l’attraction des étudiants internationaux et leur intégration professionnelle, le marché du travail et l’attraction, ainsi que l’entrepreneuriat. Mme Cantu estime qu’il est encore trop tôt pour déterminer la structure que proposera la nouvelle stratégie, mais elle souligne que les enjeux liés à l’établissement et à l’inclusion demeureront toujours une priorité. Cette stratégie s’appuiera également sur un comité distinct consacré à l’attraction et à l’établissement des immigrants francophones.

« En tant que commission de services régionaux, nous avons un mandat bilingue dans une région bilingue. Nous devons soutenir l’immigration anglophone et francophone tout en étant en mesure de répondre aux besoins particuliers de chacune de ces communautés », souligne M. Calazzo.

Mme Cantu et M. Calazzo se réjouissent de l’élaboration d’une nouvelle stratégie quinquennale qui viendra renforcer le remarquable bilan du Sud-Est en matière d’immigration.

« Notre mandat en matière d’immigration prend forme et gagne en élan grâce à l’appel de propositions pour l’élaboration de cette stratégie, conclut M. Calazzo. Nous disposons maintenant d’une gestionnaire, d’une coordonnatrice, d’une orientation plus claire et de modalités de fonctionnement mises à jour. Tous les éléments sont désormais en place. La prochaine stratégie régionale offrira un cadre commun qui permettra aux municipalités, aux employeurs, aux établissements d’enseignement, aux organismes d’aide à l’établissement et aux gouvernements de travailler ensemble à l’atteinte d’objectifs communs en matière d’immigration au cours des prochaines années. »

Une employée et des participants d'un BBQ de développement économique ont une conversation
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La CSR Sud-Est dévoile une feuille de route pour la croissance du tourisme régional thumbnail image

15 juillet 2026

La CSR Sud-Est dévoile une feuille de route pour la croissance du tourisme régional

Le Sud-Est du Nouveau-Brunswick bénéficie d'un éventail exceptionnel d'attraits touristiques de calibre mondial : deux littoraux distincts, des attractions et événements urbains et ruraux, le tout porté par un accueil bilingue en français et en anglais.

Grâce à ces atouts, la région génère plus de 40 % des revenus touristiques de la province. Afin de poursuivre sur cette lancée, la Commission de services régionaux du Sud-Est (CSR du Sud-Est) a réalisé l'Analyse et stratégie de développement des possibilités touristiques régionales, un plan d’action visant à soutenir une croissance économique durable et à renforcer le développement des produits et des expériences touristiques dans l'ensemble de la région.

« L'élaboration de cette stratégie marque une étape importante dans le développement touristique de notre région », affirme Marc Landry, directeur des projets régionaux à la CSR Sud-Est. « Mais sa véritable valeur se concrétisera par sa mise en œuvre. »

Un pont sur sable allant vers la plage entièrement décoré de drapeaux acadien

 

Une stratégie fondée sur la recherche et la consultation

La stratégie a été élaborée à la suite d'un vaste exercice de recherche, de consultation dans l’industrie, de mobilisation des partenaires et d'un sondage mené auprès des résidents de la région.

Les résultats démontrent un fort soutien de la population au développement touristique : 89 % des résidents se disent favorables à la poursuite de la croissance et de la promotion du tourisme. Les répondants reconnaissent notamment les retombées positives du tourisme sur l'économie locale, les possibilités de loisirs et de divertissement ainsi que sur la qualité de vie.

Les travaux réalisés dans le cadre de l'analyse ont également mis en évidence les nombreux atouts touristiques du Sud-Est, notamment les attractions culturelles, les activités de plein air, les festivals, les sites patrimoniaux et les expériences côtières.

 

Un plan d’action pour favoriser une croissance touristique durable

Le rapport présente plusieurs grandes priorités, dont 42 actions visant notamment à développer une offre touristique quatre saisons, à soutenir le développement de nouveaux produits et expériences touristiques, à renforcer la collaboration entre les partenaires régionaux, à identifier les opportunités pour l’amélioration des investissements stratégiques et des infrastructures et à informer les résidents des retombées positives du tourisme.

Le rapport s'articule autour de quatre grandes priorités stratégiques :

  • Être le principal porte-parole et chef de file de l'économie touristique régionale; 

  • Soutenir le développement des produits et des services touristiques; 

  • Devenir la principale source de recherche, de collecte de données et d'analyse sur le tourisme régional; 

  • Favoriser un développement touristique durable et en assurer une saine gouvernance. 

Les principaux marchés ciblés par la stratégie sont le Québec, l'Ontario, les autres provinces de l'Atlantique ainsi que le marché du tourisme intraprovincial.

La stratégie met également en valeur les expériences qui distinguent la destination, notamment la culture acadienne, la culture maritime, les produits de la mer, les expériences de la baie de Fundy ainsi que les plages d'eau chaude en saison estivale.

Un couple plus agé appréciant la vue d'un lac au Parc Naturel d'Irishtown

 

Le développement durable au cœur de la stratégie

Le développement durable occupe une place centrale dans la stratégie. La CSR Sud-Est travaillera en collaboration avec les intervenants du secteur touristique afin de mettre sur pied des initiatives alignées sur les priorités provinciales et les Objectifs de développement durable des Nations Unies.

Cette approche permettra d'assurer une croissance touristique qui concilie les retombées économiques, la protection de l'environnement et les intérêts des collectivités.

Au-delà de l'attraction de nouveaux visiteurs, la stratégie vise également à accroître la fréquentation tout au long de l'année et à encourager des séjours plus longs grâce à l'amélioration de l'offre touristique et au renforcement de la collaboration régionale.

 

Une mobilisation régionale pour renforcer l'économie touristique

Selon Marc Landry, la réussite de la stratégie reposera sur une collaboration étroite avec les principaux partenaires touristiques de la région, dont Destination Sud-Est, Destination Moncton-Dieppe, Fundy Tourism/Albert County Tourism Association, Friends of Fundy, les municipalités et les entreprises touristiques.

« En travaillant ensemble, nous pourrons tirer parti des forces uniques de notre région, développer une offre touristique quatre saisons et bâtir une économie touristique plus résiliente, au bénéfice des collectivités du Sud-Est du Nouveau-Brunswick », souligne-t-il.

Au cours des prochaines années, la CSR Sud-Est collaborera étroitement avec les municipalités, les organismes touristiques, les opérateurs et les partenaires communautaires afin de mettre en œuvre les priorités identifiées dans la stratégie.

« Notre objectif est de positionner davantage le Sud-Est du Nouveau-Brunswick comme une destination dynamique, durable et accueillante 365 jours par année, tout en générant des retombées durables pour les résidents, les entreprises et les collectivités de la région. »

Deux amies se dirigeant vers une boulangerie

 

Actualités
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09 juillet 2026

Renforcer les capacités des organismes pour bâtir des communautés plus fortes

Les communautés fortes ne se construisent pas par hasard. Elles reposent sur l’engagement de bénévoles, de membres de conseils d’administration, d’employés et de leaders communautaires qui consacrent leur temps et leur énergie à créer des occasions de rassemblement, à soutenir les citoyens et à améliorer la qualité de vie.

Partout dans la région du Sud-Est, les organismes sans but lucratif jouent un rôle essentiel en rapprochant les gens, en soutenant les aînés, en répondant aux besoins de la communauté, et plus encore. Grâce à son Service de développement communautaire et social, la Commission de services régionaux du Sud-Est (CSR Sud-Est) aide ces organismes à accroître leur impact par l’entremise de son Programme de renforcement des capacités. Au-delà de l’offre de formations, ce programme permet également aux OSBL de bénéficier du soutien de leurs pairs, notamment grâce à des occasions de réseautage, d’échange de connaissances et de partage de bonnes pratiques favorisant la collaboration et le développement du milieu communautaire.

Lancé à l’automne 2024, ce programme a été conçu pour offrir des formations pratiques et accessibles, adaptées aux réalités du secteur communautaire. Depuis sa création, plus de 650 participants ont pris part à des ateliers portant sur divers sujets, notamment la gouvernance des conseils d’administration, les demandes de subvention, la salubrité alimentaire, le recrutement et la rétention des bénévoles, la gestion des médias sociaux, la planification stratégique et les ressources humaines. Bien que ces formations visent à renforcer les connaissances et les capacités organisationnelles, leurs retombées se font sentir bien au-delà des organismes eux-mêmes. 

Bénévoles et participants dans une salle pour une session d'information

 

Renforcer la confiance et les capacités des organismes

Pour Claudette Boudreau, présidente du Club d’Âge d’Or de Scoudouc, qui a assisté à toutes les séances de formation, la participation au Programme de renforcement des capacités a confirmé une valeur qui lui tient particulièrement à cœur : l’importance de l’apprentissage continu.

« Pour moi, l’éducation a toujours été importante. Les séances me donnent la confiance nécessaire pour bien gérer le Club d’Âge d’Or de Scoudouc tout en me permettant de rencontrer des personnes qui peuvent nous aider ou nous mettre en contact avec des ressources utiles. »

En repensant aux différentes formations auxquelles elle a participé, Claudette souligne plusieurs apprentissages qui ont contribué à renforcer les activités de son organisme et à mieux soutenir ses bénévoles. 

« La formation sur le recrutement, la rétention et la reconnaissance des bénévoles est celle qui m’a particulièrement marquée. Il est important d’écouter les bénévoles, de comprendre leurs intérêts, leurs forces et leurs disponibilités afin de leur confier des rôles dans lesquels ils se sentent à l’aise et épanouis. »

Pour un autre participant qui préfère demeurer anonyme, la formation sur la gouvernance des conseils d’administration lui a rappelé l’importance d’avoir des politiques et des procédures solides en place. Quant à celle sur les subventions, elle lui a permis de découvrir de nouveaux outils, notamment des ressources en intelligence artificielle, qui peuvent aider les organismes à préparer des demandes de financement plus solides et à mieux répondre aux critères exigés.

Session d'apprentissage dans un amphithéatre sur la création d'une image de marque

 

Des retombées qui se répercutent dans toute la région

L’impact du programme de renforcement des capacités est perceptible dans de nombreux organismes et secteurs d’activité de la région.

Les formations offrent « beaucoup d’informations intéressantes et très utiles pour les organismes communautaires », nous a dit une autre participante. Elle a également souligné la qualité des conférenciers et la pertinence des informations partagées, indiquant que les connaissances acquises lors des différentes formations ont contribué à améliorer le rendement de son organisme et à renforcer son travail au sein de la communauté. 

Ces témoignages démontrent que le renforcement des capacités produit des retombées qui dépassent largement le cadre des formations. Une meilleure gouvernance favorise la pérennité des organismes. Une gestion plus efficace des bénévoles renforce l’engagement communautaire. Une meilleure planification et de meilleures stratégies de communication permettent aux organismes de rejoindre davantage de personnes et de répondre plus efficacement aux besoins locaux. Qu’il s’agisse d’un organisme pour séniors qui favorise les liens sociaux, d’un groupe environnemental qui protège les cours d’eau locaux ou d’une initiative menée par des bénévoles au service des citoyens, des organismes plus solides contribuent à bâtir des communautés plus fortes.

En investissant dans les personnes qui dirigent, soutiennent et font vivre les organismes communautaires, le Programme de renforcement des capacités contribue à rendre les communautés de la région du Sud-Est plus connectées, plus résilientes et mieux préparées à répondre aux besoins d’aujourd’hui et de demain.

Actualités
Changements climatiques : comment le Sud-Est du Nouveau-Brunswick renforce sa résilience thumbnail image

09 juillet 2026

Changements climatiques : comment le Sud-Est du Nouveau-Brunswick renforce sa résilience

Les changements climatiques font désormais partie de notre réalité. Partout dans le Sud-Est du Nouveau-Brunswick, nous en constatons déjà les effets: des précipitations plus abondantes, des vagues de chaleur plus fréquentes, des tempêtes plus intenses et l'érosion côtière exercent une pression croissante sur nos infrastructures, nos services et nos milieux naturels. 

Que vous habitez à Moncton, Dieppe, Riverview, Shediac, Cap-Acadie ou dans l'une des nombreuses communautés rurales de la région, ces changements ont de plus en plus de répercussions sur notre quotidien.

Face à cette réalité, largement attribuable à des décennies d'activités humaines, la province, les municipalités, les organismes régionaux et les citoyens unissent leurs forces pour bâtir des communautés plus résilientes et mieux préparées à faire face aux défis de demain.

 

Qu'est-ce que l'adaptation aux changements climatiques?

L'adaptation aux changements climatiques consiste à prendre des mesures pour réduire les risques associés aux impacts climatiques actuels et futurs. Concrètement, il s'agit de planifier aujourd'hui afin de protéger les personnes, les biens, les milieux naturels et tout ce qui compte le plus pour nos communautés.

Cela peut notamment comprendre :

  • La protection des zones côtières contre l'érosion;

  • L'amélioration des systèmes de gestion des eaux pluviales;

  • La plantation d'arbres et l'aménagement d'espaces verts;

  • La préservation des milieux naturels;

  • Le renforcement des infrastructures publiques;

  • L'amélioration de la préparation aux situations d'urgence.

La résilience communautaire désigne la capacité d'une communauté à anticiper les perturbations, à s'y adapter et à s'en remettre, notamment lorsqu'elles sont causées par des phénomènes météorologiques extrêmes.

Une famille de cinq au poste d'observation de Crooked Creek

 

 

Un aperçu des changements climatiques dans le Sud-Est du Nouveau-Brunswick

Comme de nombreuses collectivités au Canada et ailleurs dans le monde, les communautés du Sud-Est du Nouveau-Brunswick font face à divers défis liés aux changements climatiques. Les épisodes de pluie abondante augmentent les risques d'inondation et exercent une pression supplémentaire sur les réseaux de drainage. Les communautés côtières doivent également composer avec l'érosion du littoral et les effets des tempêtes côtières.

Les vagues de chaleur plus fréquentes ont aussi des répercussions sur la santé et le bien-être des résidents. Ensemble, ces phénomènes exercent une pression grandissante sur les routes, les infrastructures municipales, les entreprises, les espaces publics et les services essentiels dont nous dépendons au quotidien.

Les projections climatiques indiquent que le Sud-Est du Nouveau-Brunswick connaîtra des températures plus élevées, des épisodes de précipitations plus intenses, une élévation du niveau de la mer et un risque accru d'inondations côtières au cours des prochaines décennies. Planifier dès aujourd'hui permettra de réduire les risques et les coûts futurs tout en renforçant la résilience de nos communautés.

Afin de mieux comprendre les défis climatiques auxquels notre région est confrontée et les solutions d'adaptation qui s'offrent à nos communautés, nous avons rencontré Brittany Cormier, directrice générale d'EOS Éco-Énergie, qui a accepté de répondre à nos questions.

 

Quels sont les principaux défis climatiques auxquels les communautés de notre région font face?

« Les communautés du Sud-Est du Nouveau-Brunswick sont confrontées à des phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents, notamment les inondations, les vagues de chaleur et les risques grandissants pour la santé associés aux changements climatiques.

Les inondations côtières et intérieures menacent les habitations, les infrastructures et les voies d'accès utilisées par les services d'urgence, particulièrement dans les communautés situées dans les zones de faible altitude près de la baie de Fundy. En parallèle, il devient de plus en plus important de nous préparer aux épisodes de chaleur extrême.

Et peu importe notre point de vue sur l'adaptation, nous sommes tous d'accord sur une chose: les tiques font désormais partie de notre quotidien. Prévenir les maladies transmises par les tiques chez les humains et les animaux est devenu un nouveau défi auquel nos communautés doivent se préparer. »

 

Comment un plan d'adaptation peut-il aider les municipalités à mieux anticiper les défis climatiques?

« La planification de l'adaptation permet aux municipalités d'anticiper les risques plutôt que d'y réagir une fois qu'ils surviennent. Elle fournit aux élus municipaux, au personnel, aux organismes et aux citoyens des informations concrètes ainsi que des mesures que chacun peut mettre en œuvre.

Un plan d'adaptation, c'est comme enfiler un gilet de sauvetage avant d'avoir besoin du canot de sauvetage. »

Un couple sur une table de picnic en haut d'une colline qui regarde une forêt au loins

 

À quoi ressemble la résilience climatique dans notre région?

L'adaptation aux changements climatiques est déjà bien amorcée dans le Sud-Est du Nouveau-Brunswick. Les municipalités, les organismes environnementaux ainsi que les partenaires provinciaux et régionaux collaborent afin de mieux comprendre les risques climatiques, protéger les infrastructures et les milieux naturels et préparer les communautés aux défis à venir.

Les épisodes de fortes pluies sont de plus en plus fréquents dans plusieurs communautés de la région. Afin de réduire les risques d'inondation, les municipalités investissent dans l'amélioration des infrastructures de drainage ainsi que dans des solutions fondées sur la nature, comme la protection des milieux humides et des espaces verts. Ces milieux naturels jouent un rôle essentiel en absorbant les eaux de pluie et en atténuant les effets des phénomènes météorologiques extrêmes.

Le littoral du Sud-Est du Nouveau-Brunswick constitue l'un des plus grands atouts de notre région. Toutefois, l'érosion côtière et les tempêtes représentent des défis croissants pour plusieurs communautés. La protection des dunes, des marais côtiers, des forêts et des milieux humides contribue non seulement à préserver la biodiversité, mais aussi à renforcer la résilience des communautés face aux impacts des changements climatiques.

Les routes, les ponts, les installations communautaires et les réseaux de services publics doivent désormais être conçus pour résister à des conditions météorologiques de plus en plus variables. C'est pourquoi plusieurs municipalités de la région intègrent désormais les risques climatiques à leurs processus de planification et de développement.

La Ville de Moncton a récemment adopté un Plan d'adaptation aux changements climatiques visant à cerner les principaux risques auxquels la communauté est confrontée et à mettre en œuvre des mesures pour mieux protéger les infrastructures, les services essentiels et les résidents.

De son côté, la Municipalité de Tantramar poursuit depuis plusieurs années ses initiatives en matière d'adaptation aux changements climatiques et de développement durable. Celles-ci comprennent la mise en œuvre de son Plan d'adaptation aux changements climatiques, l'élaboration du plan de durabilité Tantramar 2040, la création d'un comité consultatif sur les changements climatiques ainsi que des partenariats avec des organismes comme EOS Éco-Énergie afin de mieux comprendre les risques climatiques et de renforcer la résilience de la communauté.

 

La collaboration régionale au cœur de la solution

Les impacts des changements climatiques ne s'arrêtent pas aux frontières municipales. Les bassins versants, les réseaux de transport et les infrastructures régionales relient l'ensemble de nos communautés. Pour relever ces défis, la collaboration entre les municipalités, les organismes régionaux, les gouvernements, les communautés autochtones, les organismes sans but lucratif, les entreprises et les citoyens est primordiale.

Comme l'explique Brittany Cormier, l'adaptation est un processus continu qui repose sur une collaboration véritable.

« Tout ce que nous faisons en matière d'adaptation nous fait progresser, mais il faut reconnaître qu'il s'agit d'un processus continu. Une mobilisation significative demande du temps et personne ne doit être laissé de côté. Il est important d'impliquer dès le départ les principaux partenaires, y compris les communautés autochtones, afin de prendre de meilleures décisions et d'obtenir de meilleurs résultats. »

Mme Cormier rappelle également que la nature doit demeurer au cœur des solutions.

« Les solutions fondées sur la nature et la résilience des actifs naturels constituent des éléments essentiels d'une planification efficace de l'adaptation. »

La CSR Sud-Est appuie cette démarche grâce à la planification régionale, au partage des connaissances et à des initiatives qui favorisent la résilience climatique à l'échelle du territoire. Cette approche collaborative permet d'identifier des solutions adaptées aux réalités locales tout en renforçant notre capacité collective à faire face aux défis de demain.

 

Nous avons tous un rôle à jouer

Bâtir des communautés résilientes est une responsabilité partagée. Chacun peut contribuer à renforcer la résilience de notre région en posant des gestes simples:

  • Préparer une trousse d'urgence et un plan familial d'urgence;

  • S'informer sur les risques climatiques de sa communauté;

  • Protéger sa propriété contre les inondations et les tempêtes;

  • Participer aux initiatives communautaires;

  • Planter des arbres et des végétaux indigènes;

  • Soutenir les projets environnementaux de la région.

Même si ces gestes peuvent sembler modestes, ils contribuent collectivement à renforcer la capacité de nos communautés à s'adapter aux changements climatiques.

 

Regard vers l'avenir

Les changements climatiques continueront de transformer notre région au cours des prochaines décennies. Toutefois, grâce à l'adaptation, à la collaboration régionale et à l'action collective, nous pouvons réduire les risques et mieux protéger les personnes, les infrastructures et les milieux naturels.

En planifiant dès aujourd'hui, en investissant dans des solutions fondées sur la nature et en travaillant ensemble, nous pouvons bâtir un Sud-Est du Nouveau-Brunswick plus fort, plus sécuritaire et plus résilient pour les générations futures.

 

Pour en savoir plus

Pour en apprendre davantage sur les changements climatiques, les mesures d'adaptation et les initiatives en cours dans notre région :

Un ours noir dans les bois