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03 septembre 2026
Construire de manière responsable
Mythes et réalités sur le rôle de Plan360
Construire une maison, rénover une propriété ou entreprendre un projet d’aménagement représente souvent un investissement important. Avant de commencer, il est essentiel de bien comprendre les règles qui s’appliquent et le rôle des différents intervenants.
Plan360 accompagne les résidents, les entrepreneurs et les promoteurs dans leurs projets, mais plusieurs idées reçues circulent encore sur ses responsabilités et son pouvoir décisionnel.
Afin de démystifier le processus, nous avons rassemblé les mythes les plus fréquents et clarifié la réalité du rôle de Plan360. Vous découvrirez qui prend les décisions, ce que Plan360 peut faire, et ses limites.

MYTHE No 1
« Plan360 décide de tout. »
Réalité
Pas toujours. Plan360 applique les règlements établis par la province ou les municipalités. Le Comité de révision de la planification, le conseil municipal ou, dans certains cas, des organismes du gouvernement provincial peuvent également être appelés à approuver un projet.
MYTHE No 2
« Si je suis propriétaire de mon terrain, je peux y construire ce que je veux. »
Réalité
Être propriétaire d’un terrain vous confère de nombreux droits, mais ceux-ci s’exercent dans le respect des règlements en vigueur. Ces règles contribuent à protéger la sécurité, l’environnement, les infrastructures et la qualité de vie de l’ensemble de la communauté.
MYTHE No 3
« Mon voisin a obtenu un permis. Je devrais donc obtenir le mien. »
Réalité
Chaque propriété est unique. Même si deux terrains sont semblables, plusieurs facteurs peuvent influencer l’analyse d’un projet, notamment le zonage qui diffère par propriété, les marges de retrait, la superficie du terrain, les servitudes, les risques environnementaux, les permis déjà délivrés ou les règlements en vigueur au moment de la demande. C’est pourquoi deux projets comparables peuvent mener à des décisions différentes selon la propriété.
MYTHE No 4
« Plan360 peut modifier le zonage de mon terrain. »
Réalité
Non. Les modifications de zonage sont décidées par le conseil municipal dans le cadre d’un processus public. Le rôle de Plan360 consiste à analyser les demandes de rezonage liées à des projets précis, à évaluer leurs répercussions et à formuler des recommandations professionnelles.
MYTHE No 5
« Une audience publique signifie que mon projet sera approuvé. »
Réalité
Une audience publique est une étape du processus décisionnel. Elle permet au public de s’informer sur le projet et d’exprimer ses commentaires ou ses préoccupations. La tenue d’une audience publique ne signifie pas qu’un projet sera approuvé. La décision est prise par l’autorité compétente après l’analyse de l’ensemble du dossier, des commentaires reçus et des règlements applicables.
MYTHE No 6
« Si Plan360 refuse mon projet, c’est une décision personnelle. »
Réalité
Les professionnels de Plan360 appliquent les mêmes règles à tous les dossiers. La délivrance des permis et les recommandations professionnelles sont fondées sur la Loi sur l’urbanisme, les arrêtés municipaux, les règlements de zonage et les autres exigences applicables. Elles ne sont jamais fondées sur des préférences personnelles ni sur des considérations personnelles à l’égard du demandeur.
MYTHE No 7
« Construire sans permis ou commencer les travaux lorsque mon permis est en traitement me fera gagner du temps. »
Réalité
Lorsqu’un permis est requis, entreprendre des travaux sans permis peut entraîner des coûts supplémentaires ou l’obligation de modifier les travaux afin de les rendre conformes. Communiquer avec Plan360 et recevoir les approbations nécessaires avant de commencer un projet permet d’éviter des problèmes.

MYTHE No 8
« Si je fais de petits travaux, je n’ai pas besoin de communiquer avec Plan360. »
Réalité
Avant de commencer vos travaux, contactez Plan360. L’équipe pourra vous indiquer si un permis est requis et vous expliquer les exigences applicables à votre projet.
MYTHE No 9
« Une fois mon permis obtenu, je peux modifier mon projet en cours de route. »
Réalité
Un permis est délivré pour un projet précis. Si vous souhaitez apporter des changements importants à votre projet après l’obtention du permis, communiquez avec Plan360 afin de vérifier si une nouvelle approbation ou une modification du permis est nécessaire.
MYTHE No 10
« Un permis délivré par Plan360 remplace toutes les autres autorisations. »
Réalité
Selon la nature du projet, d’autres autorisations peuvent être requises, notamment lorsqu’il touche un cours d’eau, une zone côtière, une terre humide ou certaines infrastructures. Plan360 peut vous orienter vers les organismes compétents, au besoin.
MYTHE No 11
« Mon entrepreneur s’occupe de tout. Je n’ai pas besoin de contacter Plan360. »
Réalité
Le propriétaire du terrain est toujours responsable de toute activité sur son terrain. Les entrepreneurs connaissent bien les exigences liées à leur travail, mais il est toujours préférable de communiquer avec Plan360 avant de commencer votre projet. L’équipe pourra confirmer si un permis est requis et vous informer des règles qui s’appliquent à votre propriété. Quelques minutes de vérification directe avec Plan360 peuvent vous éviter des erreurs de communication et leurs conséquences.
MYTHE No 12
« Plan360 dessert toutes les municipalités de la région du Sud-Est du Nouveau-Brunswick. »
Réalité
Plan360 offre des services de planification et d’aménagement aux municipalités suivantes : Cap-Acadie, Fundy Albert, Maple Hills, Memramcook, Riverview, Salisbury, Shediac, Strait Shores, Tantramar, Three Rivers et le District rural du Sud-Est. Plan360 collabore également avec Moncton et Dieppe à certains éléments d’un plan régional.
Les villes de Moncton et de Dieppe disposent de leur propre service d’aménagement et de planification. Les résidents de ces municipalités doivent donc communiquer directement avec leur ville pour les questions liées aux permis et à l’aménagement du territoire. Les résidents des communautés à l’extérieur des frontières des municipalités desservies par Plan360 doivent contacter la Commission responsable de leur région.
En résumé
Plan360 peut...
Informer les résidents sur les exigences applicables à leur projet.
Délivrer certains permis.
Vérifier la conformité d’un projet.
Analyser les demandes.
Formuler des recommandations professionnelles.
Plan360 assiste avec…
La modification des plans municipaux et les règlements de zonage, en fournissant des études et des recommandations aux conseils
La formulation des recommandations aux conseils concernant les demandes de rezonage liées à des projets précis
Plan360 ne peut pas...
✘ Autoriser un projet qui ne respecte pas les lois ou les règlements.
✘ Ignorer les exigences prévues par la législation.
✘ Prendre chaque décision liée à l’aménagement du territoire.
Vous avez un projet ? Commencez par une conversation…
Qu’il s’agisse d’une nouvelle construction, d’un agrandissement, de l’aménagement d’un sous-sol ou d’un projet de lotissement, communiquer avec Plan360 avant de commencer vos travaux peut vous faire gagner du temps et vous éviter des problèmes.
L’équipe est là pour vous expliquer les règles applicables à votre propriété et vous accompagner dans le processus d’autorisation de votre projet afin que vous puissiez l’entreprendre en toute confiance.
13 août 2026
Former la prochaine génération à la protection de la planète
Chaque année, Eco360 initie des milliers d’enfants du Sud-Est du Nouveau-Brunswick et des communautés environnantes à la protection de l’environnement. Grâce à des programmes offerts dans les écoles, les centres de la petite enfance, les organismes communautaires, lors d’événements publics et dans ses installations de Berry Mills, les jeunes acquièrent des connaissances et des compétences pratiques qui les aident à mieux comprendre le monde qui les entoure.
« L’éducation environnementale donne aux jeunes les connaissances et la confiance nécessaires pour faire des choix éclairés. En les aidant à comprendre l’impact de leurs gestes, nous formons une génération consciente du rôle que nous avons tous à jouer dans la protection de l’environnement. » – Sebastian Hultberg, directeur, Eco360.

Apprendre par l’expérience
Chaque année, environ 4 500 jeunes participent aux séances d’éducation environnementale d’Eco360. Ils découvrent le tri des matières résiduelles, le compostage, le recyclage et l’importance de protéger les ressources naturelles.
L’équipe d’Eco360 offre ces occasions d’apprentissage dans les écoles, les centres de la petite enfance et lors d’événements communautaires. Les participants peuvent également visiter les installations de Berry Mills pour découvrir concrètement ce qu’il advient des matières résiduelles après leur collecte et comment les différentes matières sont gérées.
Jeux, démonstrations, défis et activités interactives rendent ces séances à la fois intéressantes et accessibles, tout en permettant aux enfants de mettre leurs apprentissages en pratique – qu’il s’agisse de bien trier les matières, de composter les résidus alimentaires ou de réutiliser des objets lorsque c’est possible.
« Initier les enfants à l’éducation environnementale dès leur plus jeune âge leur permet de comprendre qu’ils font partie de l’environnement et que leurs gestes quotidiens comptent. En développant ces valeurs tôt, nous contribuons à former des citoyens conscients des enjeux environnementaux qui protégeront le monde qui les entoure pendant de nombreuses années. » – Hana Ahmady, propriétaire et exploitante du Rumi Scholars After School Enrichment Program; ancienne enseignante au primaire, ASD-E.
Poursuivre l’apprentissage à la maison
Les connaissances acquises par les enfants les accompagnent souvent jusqu’à la maison. Qui n’a jamais entendu un enfant rappeler à un parent qu’un contenant doit être déposé dans un autre bac ou qu’une pelure de banane devrait aller au compost?
Les jeunes partagent ce qu’ils ont appris, posent des questions et encouragent les membres de leur famille à revoir certaines de leurs habitudes. Ainsi, une seule expérience éducative peut avoir des retombées considérables sur leur entourage.
« Chaque activité est une occasion de semer une graine. Nous voulons que tous les participants comprennent que leurs choix ont un véritable impact sur la planète. Lorsqu’ils repartent inspires, posent des gestes concrets et encouragent leur famille à faire de même, nous savons que notre mission est accomplie. » – Arabella Bordage, coordonnatrice de l’engagement communautaire, Eco360.
« Après avoir participé aux séances éducatives d’Eco360, j’ai vu nos élèves devenir plus curieux et plus attentifs au recyclage, au compostage et à la réutilisation des matières. Ils ont même pris l’initiative de composter les résidus alimentaires chaque jour, démontrant à quel point l’éducation environnementale peut rapidement inspirer des changements de comportement durables. » – Hana Ahmady.

Un apprentissage soutenu par la communauté
Le programme d’éducation environnementale d’Eco360 est renforcé par un réseau de partenaires communautaires. Les écoles accueillent des ateliers dans leurs salles de classe, les centres de la petite enfance initient les enfants aux concepts environnementaux dès leur plus jeune âge, les camps d’été intègrent des activités environnementales à leur programmation, tandis que les organismes communautaires et les municipalités créent d’autres opportunités d’apprentissage.
Ces différents milieux permettent aux enfants de découvrir l’éducation environnementale tant au sein de leur communauté que dans la nature.
« Initier les enfants tôt à l’éducation environnementale les aide à développer de l’empathie envers les animaux, de la curiosité pour la nature et à comprendre que même les plus petits gestes peuvent faire une grande différence. Les apprentissages les plus marquants se produisent lorsque les enfants découvrent la nature de près, que ce soit en explorant les parcs locaux, en participant à des activités éducatives en plein air ou en visitant des lieux comme des zoos accrédités ou des musées. Ces expériences les aident à créer un lien durable avec la nature et, lorsqu’ils se sentent connectés à leur environnement, ils sont beaucoup plus susceptibles de vouloir le protéger. » – Chantal Fortin-Daigle, coordonnatrice des programmes éducatifs et des visiteurs, Zoo de Magnetic Hill et Parc Magnetic Hill.
Un investissement pour les générations futures
Au rythme actuel de participation, les activités d’éducation environnementale d’Eco360 permettront de rejoindre près de 45 000 jeunes sur une période de dix ans.
Ces jeunes sont les citoyens, les travailleurs, les entrepreneurs, les élus et les parents de demain. Les connaissances et les perspectives qu’ils acquièrent aujourd’hui peuvent influencer les décisions qu’ils prendront et les communautés qu’ils contribueront à façonner dans le futur.
« L’éducation environnementale n’enseigne pas seulement aux enfants à connaître la nature, elle leur donne aussi de l’espoir. En mettant les jeunes en contact avec des projets de conservation et en leur montrant qu’un changement positif est possible, nous leur donnons les moyens de faire partie de la solution. » – Caitlyn Robert, coordonnatrice de programmes, Nature NB.
Investir aujourd’hui dans l’éducation environnementale contribue à préparer une nouvelle génération à bâtir des communautés plus durables demain.

Vous souhaitez inspirer les leaders environnementaux de demain?
Réservez une visite ou participez à l’un des programmes d’éducation environnementale d’Eco360 afin de faire découvrir aux tout-petits les pratiques écoresponsables.
Les familles, les éducateurs et les enfants peuvent également poursuivre leur apprentissage à la maison grâce à Eco Hero, le jeu interactif en ligne d’Eco360 qui enseigne le tri des matières résiduelles de façon amusante et engageante. C’est aussi un excellent rappel pour les adultes!
Pour en savoir plus, jouer à Eco Hero ou faites une réservation pour une visite guidée dans les installations d’Eco360 sis à Berry Mills, consultez www.eco360.ca/eco-hero et www.eco360.ca/fr/visites.
05 août 2026
Vers une nouvelle stratégie régionale d’immigration
L’immigration est un moteur essentiel de la réussite du Sud-Est du Nouveau-Brunswick. Les nouveaux arrivants viennent y occuper des emplois, poursuivre leurs études et créer des entreprises. En plus, ils contribuent à la vitalité économique, démographique et sociale de la région.
À la lumière de cette croissance, la CSR Sud-Est élargit son mandat afin de renforcer le rôle de l’immigration comme levier de développement économique grâce au Partenariat local en matière d’immigration du Sud-Est (PLISE). La mise en place du PLISE marque le passage d’une approche de partenariat principalement axée sur les centres urbains à un modèle de coordination régionale au service de l’ensemble de la région.
Les partenariats locaux en matière d’immigration (PLI) sont des mécanismes de concertation communautaire financés par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Ils favorisent l’intégration et la rétention des nouveaux arrivants à l’échelle locale.
De 2015 jusqu’en janvier dernier, IRCC était lié par une entente de partenariat avec la Ville de Moncton. Dans le cadre de cette entente, le Partenariat local en matière d’immigration du Grand Moncton réunissait les principaux partenaires afin d’élaborer une stratégie visant à attirer, intégrer et retenir les nouveaux arrivants dans la région du Grand Moncton.
Dans le cadre de la réforme de la gouvernance locale, les commissions de services régionaux se sont vu confier un rôle de coordination et de concertation à l’échelle régionale. Elles réunissent les organismes qui offrent des services aux personnes nouvellement arrivées afin de renforcer la collaboration, d’élaborer une vision régionale commune et d’améliorer, à long terme, la rétention des personnes immigrantes, la croissance démographique, le développement de la main-d’œuvre et l’entrepreneuriat. Cette évolution a entraîné le transfert de l’entente triennale existante entre IRCC et la Ville de Moncton vers la CSR Sud-Est, avec un mandat élargi couvrant désormais toute la région.

Une approche régionale pour attirer et retenir les nouveaux arrivants
L’élargissement du territoire desservi a rendu nécessaire l’élaboration d’une nouvelle stratégie régionale. Depuis janvier, le PLISE, qui relève du service de développement économique de la CSR Sud-Est, travaille afin de mettre en place les fondations de cette stratégie.
La première étape a consisté à intégrer l’équipe du PLI à la CSR Sud-Est. Erika Cantu occupe désormais le poste de gestionnaire du Partenariat local en matière d’immigration du Sud-Est. Le PLISE a également accueilli Majdouline Lagrine à titre de coordonnatrice afin de soutenir Mme Cantu dans ses fonctions.
Avant la transition, l’équipe a produit un rapport final démontrant que 63 des 75 actions prévues dans la stratégie précédente avaient été réalisées. En juin, le PLISE a également mis à jour ses modalités de fonctionnement afin de refléter la nouvelle réalité régionale. La prochaine étape consiste à élaborer une nouvelle stratégie.
L’appel de propositions visant l’élaboration d’une stratégie régionale d’immigration adaptée aux réalités du territoire a pris fin le 3 juillet dernier. Un comité d’évaluation analysera les propositions reçues. L’octroi du contrat est prévu cet automne et la nouvelle stratégie devrait être achevée dans un délai de six à huit mois.
Élaborer la prochaine stratégie quinquennale
La nouvelle stratégie quinquennale s’appuiera sur le succès des deux stratégies précédentes du Partenariat local en matière d’immigration, lancées en 2014. Ces stratégies ont contribué à une croissance record de l’immigration dans le Grand Moncton ainsi qu’à une amélioration des taux de rétention des nouveaux arrivants.
Selon une analyse réalisée par la CSR Sud-Est, 49 % de tous les immigrants qui se sont établis au Nouveau-Brunswick de 2024 à 2025 ont choisi la région du Sud-Est. Le taux de rétention après un an est de 64 %, tandis que le taux de rétention après trois ans atteint 56 %.
Mme Cantu se réjouit de l’élaboration de cette nouvelle stratégie, qui servira de feuille de route au PLISE.
« L’objectif du PLI est d’éviter les dédoublements et de combler les lacunes, explique Mme Cantu. Où se situent les besoins à l’échelle régionale? Comment pouvons-nous y répondre? Quelles initiatives existent déjà, et sur lesquelles pouvons-nous nous appuyer pour mieux travailler ensemble? Je crois que cette stratégie nous permettra d’avoir une vision d’ensemble de l’écosystème. »

L’immigration comme moteur de développement économique
Cette approche régionale s’inscrit également dans les priorités de développement économique du gouvernement du Nouveau-Brunswick, où le développement de la main-d’œuvre, la préparation au marché du travail et la rétention des nouveaux arrivants sont reconnus comme des moteurs essentiels à la croissance économique à long terme.
Cette nouvelle orientation régionale en matière d’immigration marque une évolution importante par rapport aux travaux antérieurs du PLI. La stratégie devra répondre aux réalités des milieux urbains et ruraux, ainsi qu’aux besoins des communautés anglophones, francophones et bilingues.
Francesco Calazzo, directeur général du développement économique de la CSR Sud-Est, estime que la nouvelle stratégie devra refléter cette diversité. Elle sera particulièrement bénéfique pour les collectivités rurales qui ne disposent pas des mêmes ressources pour se consacrer aux enjeux liés à l’immigration.
« Il faut désormais une stratégie d’immigration qui réponde aux besoins de collectivités comme Cap-Acadie et Shediac, où les nouveaux arrivants peuvent notamment travailler dans le secteur de la transformation des produits de la mer. À Fundy Albert, c’est le tourisme qui prédomine, tandis que la région de Salisbury est davantage axée sur l’industrie laitière. L’expérience en matière d’immigration y est fondamentalement différente de celle des centres urbains », souligne M. Calazzo.
Il rappelle également que la CSR Sud-Est a réalisé une analyse coûts-bénéfices de la rétention des immigrants démontrant la valeur économique du maintien des nouveaux arrivants dans la région. Selon cette analyse, chaque immigrant retenu génère une valeur nette estimée à 60 000 $.
« Nous avons l’avantage de savoir qu’il ne s’agit pas seulement d’une bonne action, mais également d’un investissement économique judicieux que nous sommes heureux d’avoir intégré à notre organisation. »
Le service du développement économique de la CSR Sud-Est offre déjà des services liés à l’entrepreneuriat et au marché du travail. Il est donc tout naturel que le dossier de l’immigration s’inscrive dans cette même démarche.
« Nous voulons que l’immigration soit envisagée sous l’angle du développement économique, insiste M. Calazzo. L’immigration est l’un des leviers ayant l’impact le plus immédiat sur l’économie de notre région. Nous le savons, et les études indépendantes le confirment. »
Regard vers l’avenir
Le nouveau PLISE n’offrira pas directement de services d’attraction ou d’établissement. Il n’aura aucune responsabilité en matière de visas ni de réinstallation des réfugiés. Ces services continueront d’être assurés par des organismes de première ligne, notamment l’Agence multiculturelle du Grand Moncton (MAGMA), le Centre d’accueil et d’accompagnement francophone des immigrants (CAFi) et la Clinique des réfugiés du Nouveau-Brunswick.
Comme l’explique Mme Cantu, le PLISE agit avant tout comme une plateforme de concertation.
« Nous travaillons davantage en coulisses en appuyant ces organismes, en leur fournissant les outils et l’orientation stratégique dont ils ont besoin, et en veillant à ce que les lacunes soient comblées. »
Bien que les taux de rétention après un an et après trois ans continuent de progresser, M. Calazzo estime qu’il sera important que la prochaine stratégie s’intéresse également aux taux de rétention après dix ans, qui sont demeurés relativement stables. Il espère que la nouvelle stratégie intégrera une analyse de la rétention à plus long terme à l’échelle régionale.
La stratégie précédente reposait sur quatre groupes de travail: l’établissement et l’inclusion, l’attraction des étudiants internationaux et leur intégration professionnelle, le marché du travail et l’attraction, ainsi que l’entrepreneuriat. Mme Cantu estime qu’il est encore trop tôt pour déterminer la structure que proposera la nouvelle stratégie, mais elle souligne que les enjeux liés à l’établissement et à l’inclusion demeureront toujours une priorité. Cette stratégie s’appuiera également sur un comité distinct consacré à l’attraction et à l’établissement des immigrants francophones.
« En tant que commission de services régionaux, nous avons un mandat bilingue dans une région bilingue. Nous devons soutenir l’immigration anglophone et francophone tout en étant en mesure de répondre aux besoins particuliers de chacune de ces communautés », souligne M. Calazzo.
Mme Cantu et M. Calazzo se réjouissent de l’élaboration d’une nouvelle stratégie quinquennale qui viendra renforcer le remarquable bilan du Sud-Est en matière d’immigration.
« Notre mandat en matière d’immigration prend forme et gagne en élan grâce à l’appel de propositions pour l’élaboration de cette stratégie, conclut M. Calazzo. Nous disposons maintenant d’une gestionnaire, d’une coordonnatrice, d’une orientation plus claire et de modalités de fonctionnement mises à jour. Tous les éléments sont désormais en place. La prochaine stratégie régionale offrira un cadre commun qui permettra aux municipalités, aux employeurs, aux établissements d’enseignement, aux organismes d’aide à l’établissement et aux gouvernements de travailler ensemble à l’atteinte d’objectifs communs en matière d’immigration au cours des prochaines années. »
15 juillet 2026
La CSR Sud-Est dévoile une feuille de route pour la croissance du tourisme régional
Le Sud-Est du Nouveau-Brunswick bénéficie d'un éventail exceptionnel d'attraits touristiques de calibre mondial : deux littoraux distincts, des attractions et événements urbains et ruraux, le tout porté par un accueil bilingue en français et en anglais.
Grâce à ces atouts, la région génère plus de 40 % des revenus touristiques de la province. Afin de poursuivre sur cette lancée, la Commission de services régionaux du Sud-Est (CSR du Sud-Est) a réalisé l'Analyse et stratégie de développement des possibilités touristiques régionales, un plan d’action visant à soutenir une croissance économique durable et à renforcer le développement des produits et des expériences touristiques dans l'ensemble de la région.
« L'élaboration de cette stratégie marque une étape importante dans le développement touristique de notre région », affirme Marc Landry, directeur des projets régionaux à la CSR Sud-Est. « Mais sa véritable valeur se concrétisera par sa mise en œuvre. »

Une stratégie fondée sur la recherche et la consultation
La stratégie a été élaborée à la suite d'un vaste exercice de recherche, de consultation dans l’industrie, de mobilisation des partenaires et d'un sondage mené auprès des résidents de la région.
Les résultats démontrent un fort soutien de la population au développement touristique : 89 % des résidents se disent favorables à la poursuite de la croissance et de la promotion du tourisme. Les répondants reconnaissent notamment les retombées positives du tourisme sur l'économie locale, les possibilités de loisirs et de divertissement ainsi que sur la qualité de vie.
Les travaux réalisés dans le cadre de l'analyse ont également mis en évidence les nombreux atouts touristiques du Sud-Est, notamment les attractions culturelles, les activités de plein air, les festivals, les sites patrimoniaux et les expériences côtières.
Un plan d’action pour favoriser une croissance touristique durable
Le rapport présente plusieurs grandes priorités, dont 42 actions visant notamment à développer une offre touristique quatre saisons, à soutenir le développement de nouveaux produits et expériences touristiques, à renforcer la collaboration entre les partenaires régionaux, à identifier les opportunités pour l’amélioration des investissements stratégiques et des infrastructures et à informer les résidents des retombées positives du tourisme.
Le rapport s'articule autour de quatre grandes priorités stratégiques :
Être le principal porte-parole et chef de file de l'économie touristique régionale;
Soutenir le développement des produits et des services touristiques;
Devenir la principale source de recherche, de collecte de données et d'analyse sur le tourisme régional;
Favoriser un développement touristique durable et en assurer une saine gouvernance.
Les principaux marchés ciblés par la stratégie sont le Québec, l'Ontario, les autres provinces de l'Atlantique ainsi que le marché du tourisme intraprovincial.
La stratégie met également en valeur les expériences qui distinguent la destination, notamment la culture acadienne, la culture maritime, les produits de la mer, les expériences de la baie de Fundy ainsi que les plages d'eau chaude en saison estivale.

Le développement durable au cœur de la stratégie
Le développement durable occupe une place centrale dans la stratégie. La CSR Sud-Est travaillera en collaboration avec les intervenants du secteur touristique afin de mettre sur pied des initiatives alignées sur les priorités provinciales et les Objectifs de développement durable des Nations Unies.
Cette approche permettra d'assurer une croissance touristique qui concilie les retombées économiques, la protection de l'environnement et les intérêts des collectivités.
Au-delà de l'attraction de nouveaux visiteurs, la stratégie vise également à accroître la fréquentation tout au long de l'année et à encourager des séjours plus longs grâce à l'amélioration de l'offre touristique et au renforcement de la collaboration régionale.
Une mobilisation régionale pour renforcer l'économie touristique
Selon Marc Landry, la réussite de la stratégie reposera sur une collaboration étroite avec les principaux partenaires touristiques de la région, dont Destination Sud-Est, Destination Moncton-Dieppe, Fundy Tourism/Albert County Tourism Association, Friends of Fundy, les municipalités et les entreprises touristiques.
« En travaillant ensemble, nous pourrons tirer parti des forces uniques de notre région, développer une offre touristique quatre saisons et bâtir une économie touristique plus résiliente, au bénéfice des collectivités du Sud-Est du Nouveau-Brunswick », souligne-t-il.
Au cours des prochaines années, la CSR Sud-Est collaborera étroitement avec les municipalités, les organismes touristiques, les opérateurs et les partenaires communautaires afin de mettre en œuvre les priorités identifiées dans la stratégie.
« Notre objectif est de positionner davantage le Sud-Est du Nouveau-Brunswick comme une destination dynamique, durable et accueillante 365 jours par année, tout en générant des retombées durables pour les résidents, les entreprises et les collectivités de la région. »
